Le JWST découvre des nuages de glace d'eau sur une exoplanète semblable à Jupiter

Des astronomes utilisant le télescope spatial James Webb ont détecté d'épais nuages de glace d'eau sur Epsilon Indi Ab, une géante gazeuse froide ressemblant à Jupiter. Cette découverte, menée par des chercheurs de l'Institut Max Planck d'astronomie, révèle une concentration d'ammoniac plus faible que prévu dans l'atmosphère de la planète. Cela remet en question les modèles existants et fait progresser les techniques d'étude des mondes lointains.

Une équipe dirigée par Elisabeth Matthews à l'Institut Max Planck d'astronomie a directement imagé Epsilon Indi Ab grâce à l'instrument MIRI (Mid-Infrared Instrument) du JWST. La planète, qui orbite autour de l'étoile Epsilon Indi A dans la constellation de l'Indien, possède une masse 7,6 fois supérieure à celle de Jupiter, mais un diamètre similaire. Elle gravite autour de son étoile à une distance environ quatre fois plus grande que celle séparant Jupiter du Soleil, avec des températures de surface situées entre 200 et 300 kelvins, plus chaudes que celles de Jupiter en raison de la chaleur résiduelle de sa formation. En utilisant un coronographe pour occulter la lumière de l'étoile, les observations à 11,3 μm et les données antérieures à 10,6 μm ont révélé des niveaux d'ammoniac réduits, suggérant la présence de nuages de glace d'eau fragmentés, semblables aux formations cirrus terrestres. Elisabeth Matthews a expliqué : « Le JWST nous permet enfin d'étudier en détail des planètes analogues à celles de notre système solaire. Si nous étions des extraterrestres situés à plusieurs années-lumière observant le Soleil, le JWST serait le premier télescope à nous permettre d'étudier Jupiter en détail. » Bhavesh Rajpoot, doctorant à l'Institut Max Planck d'astronomie (MPIA), a souligné la masse et la taille de la planète. James Mang, de l'Université du Texas à Austin, a ajouté : « Ce qui semblait autrefois impossible à détecter est désormais à notre portée, nous permettant d'explorer la structure de ces atmosphères, y compris la présence de nuages. » Les résultats, publiés dans The Astrophysical Journal Letters, soulignent la nécessité de meilleurs modèles atmosphériques incluant les nuages. Les chercheurs prévoient d'autres observations avec le JWST et attendent avec impatience le soutien du télescope spatial Nancy Grace Roman de la NASA, dont le lancement est prévu pour 2026-2027.

Articles connexes

NASA's James Webb Space Telescope has observed an unusually thick haze on the exoplanet Kepler-51d, obscuring its atmospheric composition. This super-puff planet, part of a rare low-density system around the star Kepler-51, challenges standard models of planetary formation. The findings, led by Penn State researchers, were published on March 16 in the Astronomical Journal.

Rapporté par l'IA

Astronomers using the James Webb Space Telescope have detected an unusually metal-poor atmosphere on the Jupiter-sized exoplanet TOI-5205 b, which orbits a small, cool star. The planet's atmospheric metallicity is lower than that of its host star, challenging theories of giant planet formation. The findings come from a study led by researchers at NASA's Goddard Space Flight Center and Carnegie Science.

NASA's Juno spacecraft has revealed that lightning in Jupiter's storms is at least 100 times more powerful than on Earth, based on data from 2021 and 2022. The findings, published on March 20 in AGU Advances, come as the mission's future hangs in balance due to budget constraints. NASA officials are weighing whether to extend operations amid funding shortfalls.

Rapporté par l'IA

Astronomers have identified a rare planetary system 190 light-years from Earth featuring a hot Jupiter sharing its orbit with a mini-Neptune closer to the star. This configuration was once considered nearly impossible. New observations from the James Webb Space Telescope provide fresh insights into how the planets formed.

Astronomers have conducted a thorough search for radio signals from the exoplanet K2-18b, a potential water world 124 light years away, but detected none indicative of advanced life. The planet previously sparked interest due to possible atmospheric signs of life, though those claims were later questioned. This latest effort used powerful telescopes to scan for transmissions similar to Earth's.

Rapporté par l'IA

NASA's James Webb Space Telescope has captured detailed images of Nebula PMR 1, nicknamed the 'Exposed Cranium' for its resemblance to a brain inside a transparent skull. The observations, taken in near- and mid-infrared light, reveal layered gas structures and a dark central lane dividing the nebula. This structure surrounds a star shedding its outer layers in its final life stages.

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser