L'Afrique du Sud interdit le terbufos, un pesticide toxique

À la suite du décès de six enfants à Soweto à cause d'aliments contaminés par le terbufos, le gouvernement sud-africain a publié une interdiction de ce pesticide hautement toxique à compter de janvier 2026. Le professeur émérite Leslie London, qui a présidé le comité ministériel compétent, a mis en évidence les lacunes de la réglementation obsolète du pays en matière de pesticides. L'interdiction est soumise aux commentaires du public jusqu'à la fin du mois de février.

En octobre 2024, six enfants de Naledi, à Soweto, sont morts après avoir consommé des aliments contaminés par le terbufos, un pesticide hautement toxique dont l'usage est limité à l'agriculture mais qui circule comme raticide bon marché. Cet incident a mis en évidence les faiblesses de la surveillance des pesticides en Afrique du Sud et a suscité une réaction nationale. Le professeur Leslie London, professeur émérite à l'université du Cap et ancien directeur de la division de médecine de santé publique de l'université, a été nommé président du comité consultatif ministériel sur les maladies d'origine alimentaire par le ministre de la santé, le Dr Aaron Motsoaledi, en décembre 2024. Le comité a recommandé une interdiction immédiate du terbufos en mars 2025. Le ministre de l'agriculture, John Steenhuisen, s'est d'abord inquiété des risques de mauvaises récoltes et d'insécurité alimentaire, avant de donner la priorité à la sécurité humaine sous la pression. L'interdiction a été officiellement publiée dans la Gazette du gouvernement en janvier 2026, avec une période de consultation de 45 jours se terminant fin février. Londres a critiqué le cadre réglementaire, notant que la loi en vigueur date de 1947, avant l'apartheid. "L'ensemble du système réglementaire est tellement pourri que pendant des années, il suffisait d'entrer dans une coopérative et d'acheter ces pesticides toxiques de première catégorie sur l'étiquette rouge", a-t-il déclaré. Il a attribué les retards à l'influence de l'industrie, déclarant que les autorités agricoles étaient "totalement dans la poche de l'industrie". M. London a établi un lien entre le mauvais ramassage des ordures dans les communes et l'utilisation désespérée de ces poisons. Cet effort de réforme s'appuie sur les travaux qu'il a menés pendant des décennies sur les effets des pesticides, notamment son doctorat de 1994 sur les effets neurotoxiques des produits agrochimiques sur les travailleurs agricoles.

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