La Chambre des Députés a conclu mardi (16/12) le vote des points saillants du PLP 108/24, en réduisant le taux d’imposition des Sociétés anonymes de football (SAF) à 5 % et en supprimant le plafond de 2 % sur l’Impôt sélectif pour les boissons sucrées. Le texte, qui réglemente la réforme fiscale de 2023, est soumis à la sanction présidentielle. Cette mesure est une priorité du gouvernement depuis l’année dernière et prend effet en 2026.
La Chambre des Députés a finalisé, le 16 décembre 2025, la deuxième étape de la régulation de la réforme fiscale approuvée en 2023. Le projet de loi complémentaire (PLP) 108/24, rapporté par le député Mauro Benevides Filho (PDT-CE), a vu ses points saillants votés après l’approbation du texte de base le lundi (15/12), avec 330 voix pour et 104 contre.
Parmi les modifications approuvées, les parlementaires ont réduit de 8,5 % à 5 % le taux d’imposition appliqué aux SAF, les alignant sur la fiscalité des clubs associatifs, conformément au texte du Sénat de septembre. Les dirigeants des SAF estiment que des taux plus élevés nuisent à la gestion des entreprises, réduisent la compétitivité et découragent les investissements internationaux essentiels pour le football national.
Les députés ont également rejeté, par 242 voix contre 221, une tentative de rétablir le plafond de 2 % pour l’Impôt sélectif (IS), la « taxe sur le péché », sur les boissons sucrées comme les sodas. Les experts considèrent que ce plafond viderait l’objectif de décourager la consommation de produits nocifs pour la santé. L’IS entrera progressivement en vigueur à partir de 2027, avec des taux à définir dans un projet de loi futur.
Le PLP crée le Comité de gestion de l’IBS (Impôt sur biens et services), composé de représentants des États et des municipalités, pour gérer les normes sub-légales du nouveau système fiscal unifié. En 2026, il n’y aura pas de recouvrement, mais les entreprises émettront des documents fiscaux pour les calculs futurs des taux.
D’autres points prévoient des exonérations fiscales pour les médicaments selon leur finalité thérapeutique, plutôt qu’une liste annuelle fermée, facilitant les mises à jour par le ministère de la Santé avec l’approbation du Trésor et du Comité. Le texte maintient la taxation monophasique du naphta pour lutter contre l’évasion d’ICMS sur les carburants et instaure la Chambre nationale d’intégration de la jurisprudence contentieuse administrative pour uniformiser la jurisprudence sur l’IBS et la CBS (Contribution sur biens et services).
Approuvé, le projet est soumis à la sanction du président Luiz Inácio Lula da Silva (PT), complétant les deux PLP nécessaires à la mise en œuvre de la réforme, après la PEC de 2023.