Deux médicaments existants ont permis d'abaisser la température centrale d'animaux après un AVC et de réduire les lésions cérébrales. Un essai restreint sur des humains a montré un effet limité en raison d'une administration lente. Les chercheurs prévoient désormais une étude de suivi avec des perfusions plus rapides.
Des chercheurs ont testé la prométhazine et la chlorpromazine sur des souris et des singes rhésus après avoir provoqué des AVC. Les médicaments ont abaissé la température corporelle, réduit le métabolisme du glucose dans les cellules et diminué les lésions cérébrales. Les singes traités ont également montré une amélioration de la fonction des membres.
Dans le cadre d'un essai clinique mené auprès de 32 personnes, ces mêmes médicaments n'ont abaissé la température que de 0,3 °C et n'ont pas permis de réduire les dommages liés à l'AVC. L'équipe a attribué ce résultat à des perfusions lentes de 12 heures qui n'ont pas permis d'atteindre rapidement des niveaux efficaces de médicament.
Ces médicaments, déjà approuvés pour le rhume des foins et la psychose, agissent sur le système nerveux central sans provoquer de frissons. Un nouvel essai testera des perfusions d'une heure afin de déterminer si un refroidissement plus rapide améliore les résultats.