Tesla a organisé un événement pour booster le moral à sa Gigafactory Berlin le 2 décembre, avec une performance du rappeur Kool Savas pour contrer l'influence syndicale avant un vote clé du comité d'entreprise. La réunion a inclus des messages anti-syndicaux et l'annonce d'une augmentation de salaire, mais a été critiquée pour son ton et son efficacité. Les employés ont montré peu d'enthousiasme, soulignant les tensions persistantes avec IG Metall.
La Gigafactory Berlin de Tesla, qui emploie environ 11 000 travailleurs, est un point focal des litiges syndicaux avec le syndicat IG Metall depuis des années. Lors des élections du comité d'entreprise de 2024, IG Metall a obtenu la plus grande faction mais pas la majorité. Avec un nouveau vote prévu début 2026, l'entreprise semble anxieuse, surtout face à une chute de plus de 30 % des ventes européennes cette année par rapport à 2024.
Le 2 décembre, la direction a organisé un « Giga-Event » privé pour remotiver les employés et décourager le soutien syndical. Le clou du spectacle était une performance du rappeur allemand Kool Savas, arrivé sur scène dans un Cybertruck, un véhicule rare en Europe. Savas a tenté d'animer la foule avec un chant « Elon, Elon », mais les ouvriers n'ont pas suivi. Il a adapté ses paroles, remplaçant les références à Mercedes par Tesla, mais la réaction est restée tiède.
Après cinq chansons, Savas a lancé : « Vous êtes durs, les gars. Vraiment durs. Tesla, qu'est-ce qui vous arrive ? » Quand les applaudissements pour Tesla en tant que « grand employeur » ont été mous, il a plaisanté sur le public ayant « un bâton dans le cul ».
Le directeur d'usine André Thierig s'est adressé à la foule, annonçant une hausse de salaire de 4 % immédiate. Il a affirmé que la négociation collective d'IG Metall l'aurait limitée à 2 %, une affirmation contestée par le syndicat. IG Metall a accueilli favorablement la hausse mais a plaidé pour une augmentation supplémentaire de 30 % des salaires afin de s'aligner sur les standards de l'industrie automobile allemande.
Thierig a également lié les plans d'expansion de l'usine, y compris la nouvelle production de batteries, au résultat de l'élection, suggérant que les progrès dépendent du rejet d'une forte représentation syndicale. Le leader d'IG Metall, Otto, a qualifié cela de tactique récurrente : promettre la croissance en échange de loyauté envers des comités soutenus par la direction, ce qu'il considère comme coercitif.
Tesla affirme que les emplois sont sécurisés malgré les défis du marché. Le Model Y reste le véhicule électrique le plus vendu en Europe, bien que les ventes globales aient baissé. L'événement met en lumière les efforts de Tesla pour conserver le contrôle face aux avancées syndicales et aux pressions économiques.