De nouvelles données montrent que les ventes de véhicules électriques de Tesla en Europe ont chuté de 27,8 % en 2025 par rapport à 2024. Les immatriculations sont passées de 326 000 à 235 000 véhicules au milieu d'une concurrence croissante et de changements politiques. Ce ralentissement soulève des questions sur l'élan de la marque sur le marché des VE.
La présence de Tesla sur le marché européen des véhicules électriques a connu un accroc majeur en 2025, les données d'immatriculations annuelles complètes révélant une baisse de 27,8 % à un peu plus de 235 000 véhicules contre 326 000 l'année précédente. Ce ralentissement a touché presque tous les grands marchés, soulignant les défis pour l'entreprise autrefois vue comme leader de la transition vers les VE sur le continent. Selon un rapport analysé par Electrek, cette chute signale des préoccupations plus larges sur le rythme de l'électrification en Europe. En Allemagne, principal moteur de croissance de Tesla, les immatriculations ont chuté de près de 50 %. La France a enregistré une diminution de 37,5 %, en partie due à des règles d'incitation révisées qui ont exclu certains modèles Tesla des avantages. La Norvège a offert un bref répit avec une flambée fin 2025, mais les analystes l'attribuent à des acheteurs se dépêchant de réclamer les incitations avant les changements de 2026. Un observateur a mis en lumière des facteurs internes, notant : « Le problème de Tesla, c'est que Musk ne pense pas que Tesla puisse rivaliser avec les Chinois en tant que constructeur automobile, et il est facile de voir l'impact de sa conviction. » Ce commentaire pointe le virage du PDG Elon Musk vers l'intelligence artificielle et la robotique, potentiellement au détriment du développement automobile. La concurrence s'intensifie aggrave la situation. Le rival chinois BYD a vendu plus de 11 millions de véhicules électriques dans le monde en 2025, selon l'Agence internationale de l'énergie, offrant aux Européens des choix plus abordables. Tesla a également lutté contre les doutes des consommateurs, y compris une demande molle pour le Cybertruck et des inquiétudes de sécurité sur ses poignées de porte rétractables. Pour contrer cela, Tesla a lancé des variantes moins chères du Model 3 et du Model Y, visant à stimuler la demande. Pendant ce temps, d'autres constructeurs comme Kia ont introduit des options abordables, comme l'EV4 à partir d'environ 27 000 dollars au Canada, assurant la poursuite de l'adoption des VE malgré les difficultés de Tesla. Pour les acheteurs, cela signifie un accès continu à des options électriques variées qui réduisent les dépenses en carburant et les émissions, même alors que Tesla surmonte ses obstacles.