L'Alabama cherche à rétablir d'anciennes cartes électorales après la décision Callais

En réaction à l'arrêt Callais c. Louisiane de la Cour suprême, qui restreint les protections de la loi sur le droit de vote (comme couvert dans cette série), les législateurs de l'Alabama ont entamé une session extraordinaire pour rétablir les cartes électorales de 2023 si les tribunaux lèvent une interdiction précédente. Les critiques affirment que cette mesure nuirait à la représentation des populations noires.

La législature de l'Alabama, contrôlée par les républicains, a convoqué cette session extraordinaire après que la décision Callais du 29 avril 2026 a limité la prise en compte de la race dans le redécoupage électoral. Les tribunaux fédéraux avaient annulé les cartes de 2023 au motif qu'elles diluaient le vote des électeurs noirs — la population de l'Alabama étant composée à plus de 25 % de personnes noires —, ce qui avait conduit à l'adoption de nouvelles cartes créant un second siège détenu par un démocrate noir. Les tribunaux ont interdit tout redécoupage jusqu'après 2030, mais le procureur général de l'État a demandé à la Cour suprême de lever cette injonction.

Le projet de loi du représentant républicain Chris Pringle prévoit un retour aux anciennes cartes uniquement si les tribunaux l'autorisent, ce qui pourrait entraîner des élections spéciales. La primaire du 5 mai se déroule comme prévu. Avec une supermajorité républicaine, l'adoption du texte est probable, bien que les groupes de défense des droits civiques promettent de le contester.

Lors des auditions à la Chambre, le démocrate Napoleon Bracy Jr. a interrogé Pringle : « À l'époque, cette carte était jugée non conforme aux intérêts des personnes noires... et là, tout à coup... la même carte raciste... reviendrait à la vie sans être raciste ? » Pringle a répondu : « Tout ce que fait ce projet de loi, c'est offrir aux citoyens... l'opportunité de voter pour le candidat de leur choix. » Les dirigeants présentent cette mesure comme une manière de respecter les électeurs, et non comme une question de race.

Les témoignages publics se sont opposés à l'unanimité au projet, le qualifiant de recul pour les droits civiques. À l'extérieur, la représentante Terri Sewell a mené des chants « Nous ne reviendrons pas en arrière » : « Il s'agit de savoir si des communautés comme la nôtre peuvent élire des dirigeants qui comprennent leur vécu. »

Articles connexes

Louisiana Gov. Jeff Landry signs executive order postponing U.S. House primaries after Supreme Court strikes down congressional map.
Image générée par IA

Louisiana Gov. Landry postpones House primaries after Supreme Court Callais ruling on congressional map

Rapporté par l'IA Image générée par IA

Louisiana Gov. Jeff Landry (R) postponed the state's U.S. House primaries until at least mid-July via emergency executive order following the Supreme Court's April 29, 2026, ruling in Louisiana v. Callais, which struck down the congressional map as unconstitutional under the Voting Rights Act. The move, praised by President Trump and Speaker Mike Johnson but challenged by a lawsuit, has caused voter confusion amid ongoing early voting for other races, as Republicans eye redistricting gains.

In the wake of the U.S. Supreme Court's April 29 ruling in Callais v. Louisiana—which struck down a second majority-Black congressional district as racial gerrymandering—civil rights advocates in the Deep South have condemned the decision as a threat to Black representation. States including Alabama, Tennessee, and Louisiana are redrawing maps, prompting vows of lawsuits and midterm mobilization.

Rapporté par l'IA

Following the U.S. Supreme Court's April 29, 2026, Callais v. Louisiana decision striking down Louisiana's congressional map as a racial gerrymander (as covered in this series), experts warn the reinterpretation of Voting Rights Act protections could endanger minority representation nationwide. Louisiana has extended suspension of its U.S. House primaries until at least July 2026 amid expectations of a redraw.

Virginia voters are casting ballots in a special election ending Tuesday, April 21, 2026, on a proposed constitutional amendment that would allow the General Assembly to temporarily adopt new congressional districts ahead of the 2026 midterm elections if another state redraws its map outside the normal census cycle.

Rapporté par l'IA

Virginia voters approved a constitutional amendment on Tuesday that adopts a new congressional district map favoring Democrats 10-1, potentially adding up to four House seats for the party. The measure aims to counter Republican gerrymanders in other states. Republicans have filed a legal challenge claiming procedural flaws.

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser