La Cour suprême des États-Unis a rendu une décision de 6 contre 3 dans l'affaire Callais c. Louisiane, affaiblissant considérablement la section 2 du Voting Rights Act à la suite des plaidoiries d'octobre 2025. Les critiques soutiennent que cette décision, menée par la majorité nommée par les républicains, invite les États à redessiner des cartes électorales qui renforcent la privation des droits civiques fondée sur la race. Les républicains ont exprimé leur satisfaction face à ce résultat.
Dans l'affaire Callais c. Louisiane, la Cour suprême a statué par 6 voix contre 3, selon une ligne de partage suivie par la majorité nommée par les républicains, dont le juge Alito. Madiba Dennie a décrit cette décision comme vidant de sa substance les protections de la section 2 contre la dilution du vote racial, en utilisant un originalisme historiquement déformé. La décision accorde aux États une plus grande marge de manœuvre dans le tracé des cartes électorales, ce qui pourrait affecter le poids politique des électeurs noirs en Louisiane et au-delà. La législature de Floride a approuvé une nouvelle carte du Congrès quelques heures après la décision, ce qui pourrait aider les républicains à gagner quatre sièges à la Chambre des représentants lors des prochaines élections de mi-mandat, selon des observateurs cités par Elie Mystal dans The Nation. Mystal a noté la satisfaction des républicains, la National Review célébrant la possibilité de procéder à un charcutage électoral sans opposition démocrate, bien qu'il ait contesté l'analyse juridique. Le Voting Rights Act, qui avait été réautorisé à l'unanimité par le Sénat en 2006 sous la présidence de George W. Bush, fait désormais face à une réduction marquée. Les commentateurs de gauche perçoivent ce changement comme un retour vers la privation des droits civiques de l'ère Jim Crow, tandis que les voix de droite y voient la correction d'un excès de pouvoir.