L'auteur Davin Malasarn s'est inspiré d'une expérience personnelle, celle d'un exorcisme bouddhiste pratiqué sur lui durant son enfance, pour son premier roman The Outer Country. Publié aujourd'hui par One World, le livre explore cet événement à travers les points de vue de quatre membres de la famille. Malasarn raconte comment sa tante avait organisé le rituel, soupçonnant qu'il était homosexuel.
Le roman de Davin Malasarn, The Outer Country, publié aujourd'hui par One World, prend sa source dans un exorcisme bouddhiste bien réel qu'il a subi. Un moine s'est rendu au domicile familial une nuit, alors que sa mère était absente. Sa tante et son père lui ont ordonné de suivre les instructions du moine, lesquelles comprenaient des chants et l'utilisation d'eau bénite, en raison d'inquiétudes concernant son comportement, notamment le fait qu'il s'habillait en fille. Malasarn décrit la peur ressentie durant ce rituel, organisé par sa tante qui pensait qu'il permettrait d'expulser un esprit féminin de son corps. Avertissement : le récit aborde des thèmes liés à l'homophobie et aux pratiques s'apparentant à une thérapie de conversion. (Avertissement : contenu traitant d'homophobie et de thérapie de conversion. La tante — ce personnage ne se considère pas comme une méchante. Elle fait ce qu'elle croit être juste. Elle agit par amour. Voir les événements sous cet angle m'a rendu beaucoup plus compatissant à son égard, malgré les dommages qu'elle a causés. Cela m'a rendu plus empathique envers ma propre tante. J'ai écrit ce premier brouillon de The Outer Country alors que je travaillais avec la merveilleuse Jill McCorkle lors des séminaires d'écriture de Bennington. Pour l'étape suivante, elle m'a encouragé à expérimenter, et c'est ainsi que j'ai écrit l'histoire à nouveau, cette fois du point de vue de la mère. Elle ne connaissait pas l'existence de la cérémonie, mais elle a vu que son fils tombait mystérieusement malade dans les jours qui ont suivi. Cela a créé une rupture entre les deux sœurs, l'une détenant un secret et l'autre devant faire face aux conséquences. J'ai été intrigué par cette autre dimension et par le pouvoir du silence à éloigner deux personnes. J'ai poursuivi en racontant l'histoire du point de vue du garçon, puis de celui du père. Avec chaque nouvelle version de mon livre, je réalisais combien il y avait d'interprétations différentes de ce qui s'était passé. J'ai compris que personne ne pouvait prétendre tout savoir, mais qu'en rassemblant chacune de ces versions, elles pouvaient révéler une image plus complète. Comme le disait Allen Ginsberg : « Je ne pense pas qu'il existe une quelconque vérité. Il n'y a que des points de vue. » Mon premier roman, The Outer Country, est basé sur mon expérience réelle — ou du moins autant que j'ai pu la reconstituer. Mais écrire un récit à la première personne de ces événements manquait du potentiel de découverte dont j'ai besoin quand je commence un travail. Pour raconter cette histoire familiale, je devais sortir de moi-même. Je devais habiter chacun des personnages. Et si Ginsberg a raison sur l'inexistence d'une vérité absolue, je pouvais au moins offrir quatre possibilités différentes.) Initialement, Malasarn avait écrit l'histoire du point de vue de sa tante, la présentant comme agissant par amour malgré le mal causé. Il a trouvé que cette perspective le rendait plus compréhensif envers son homologue dans la vie réelle. Jill McCorkle, son instructrice aux séminaires d'écriture de Bennington, l'a encouragé à aller plus loin dans l'expérimentation, ce qui a conduit aux versions sous les angles de la mère, du garçon et du père. La mère, ignorant tout de la cérémonie, a remarqué que son fils tombait mystérieusement malade par la suite, ce qui a tendu les relations avec sa sœur. Malasarn note que la combinaison de ces points de vue révèle une image plus complète, faisant écho à l'idée d'Allen Ginsberg selon laquelle il n'y a que des points de vue, et non une vérité absolue.