Deux mois après l'annonce d'un accord de restructuration avec ses créanciers, les négociations pour un plan de sauvetage de 500 millions de dollars par le gouvernement américain en faveur de Spirit Airlines sont au point mort en raison des objections des créanciers et de critiques bipartisan. Bien que la compagnie soit toujours sous le régime du Chapitre 11 avec des prévisions de sortie d'ici la fin du printemps, elle rapporte ne disposer que de quelques jours de liquidités et a reporté une audience clé. Les vols se poursuivent normalement.
Spirit Airlines, confrontée à la flambée des prix du kérosène due à la guerre en Iran, cherche urgemment un plan de sauvetage de 500 millions de dollars auprès de l'administration Trump alors que sa procédure de faillite s'éternise. Cela fait suite à un accord de restructuration conclu le 25 février avec ses créanciers, visant à réduire sa dette de 7,4 milliards à 2,1 milliards de dollars et à sortir du Chapitre 11 d'ici la fin du printemps ou le début de l'été, un calendrier désormais compromis.
Le plan de sauvetage proposé inclut des prêts garantis par l'État et des bons de souscription, pouvant octroyer à Washington jusqu'à 90 % du capital après la faillite. Selon l'AP News, le président Trump a qualifié les actifs de Spirit de « bons avions » qui pourraient être vendus de manière rentable une fois que les prix du pétrole auront baissé. Le porte-parole de la Maison Blanche, Kush Desai, a évoqué des examens en cours pour préserver les emplois et les liaisons, bien que les détails restent spéculatifs.
Reuters rapporte le report d'une audience sur la faillite initialement prévue le jeudi 30 avril 2026, en raison de discussions en cours et de l'absence de dépôt de demande de financement. Des prêteurs comme Citadel s'opposent aux conditions qui dévaluent leurs créances. L'avocat de Spirit a averti que la compagnie avait besoin de nouveaux fonds ou d'un accès à 240 millions de dollars en liquidités pour éviter la liquidation, mettant en péril 17 000 emplois. Le secrétaire aux Transports, Sean Duffy, a déclaré que le Congrès pourrait devoir approuver ces fonds.
Par ailleurs, l'Association of Value Airlines réclame 2,5 milliards de dollars pour des transporteurs à bas coûts comme Frontier et Allegiant. Des critiques comme le PDG de United, Scott Kirby, qualifient le modèle de Spirit de défaillant. Spirit confirme que ses opérations se poursuivent normalement, avec des billets et des horaires maintenus au 30 avril.