Des fossiles marocains pourraient relier aux ancêtres humains primitifs

Des fossiles exhumés dans une grotte près de Casablanca, au Maroc, vieux de 773 000 ans, pourraient représenter un proche parent de l'ancêtre commun partagé par les humains modernes, les Néandertaliens et les Denisoviens. Découverts dans la Grotte à Hominidés, ces restes incluent des mâchoires et des vertèbres qui mêlent des traits d'espèces hominines plus anciennes et plus récentes. Ces découvertes comblent une lacune importante dans le registre fossile africain de l'époque pléistocène précoce.

Dans une grotte en périphérie de Casablanca, au Maroc, connue sous le nom de Grotte à Hominidés, des chercheurs ont analysé des fossiles hominines qui repoussent notre compréhension de l'évolution humaine. La collection comprend deux mâchoires d'adultes, une mâchoire d'enfant et plusieurs vertèbres, une mâchoire d'adulte ayant été signalée pour la première fois en 1969. Le reste est nouvellement décrit dans une étude publiée dans Nature. Datés d'environ 773 000 ans grâce à un changement du champ magnétique terrestre préservé dans les couches géologiques environnantes, ces fossiles coïncident avec la période estimée pour le dernier ancêtre commun des Homo sapiens, Néandertaliens et Denisoviens, qui aurait vécu entre 765 000 et 550 000 ans. Les molaires fossilisées ressemblent à celles des premiers Homo sapiens et Néandertaliens, tandis que la forme de la mâchoire évoque des hominines africains plus anciens comme Homo erectus. Jean-Jacques Hublin, du Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology à Leipzig, en Allemagne, a dirigé l'analyse. Il note que les fossiles sont «certainement proches du point où les lignées humaines anciennes ont divergé», comblant une «lacune majeure» dans le registre africain entre 1 million et 600 000 ans—une période où les études paléogénétiques suggèrent que les ancêtres des Néandertaliens et Denisoviens se sont séparés de la lignée Homo sapiens. Ces hominines marocains étaient contemporains d'Homo antecessor en Espagne, présentant un «mosaïque comparable de traits primitifs et dérivés», selon Hublin. Il suggère que des connexions et des échanges génétiques ont pu se produire à travers le détroit de Gibraltar, soutenant une ascendance africaine profonde pour Homo sapiens et remettant en question les théories d'origine eurasienne. Julien Louys de l'université Griffith à Brisbane, en Australie, souligne les différences physiques précoces entre ces hominines étroitement apparentés, impliquant que plusieurs espèces sont apparues en Afrique du Nord avant que certaines traversent vers l'Europe. Chris Stringer du Natural History Museum à Londres ajoute que, bien que l'emplacement exact de l'ancêtre commun reste incertain, l'évolution d'Homo sapiens s'est probablement poursuivie en Afrique, impliquant potentiellement des migrations précoces. Stringer considère les fossiles comme pouvant représenter un ancêtre sapiens précoce mais met en garde que les fragments squelettiques limités empêchent une attribution d'espèce. Il prévoit des comparaisons avec d'autres restes étudiés pour clarifier leur place dans l'arbre évolutif.

Articles connexes

Des fossiles exhumés dans une grotte marocaine offrent un aperçu précis de l'évolution humaine primitive, datés d'environ 773 000 ans en utilisant l'inversion du champ magnétique terrestre comme horodatage. Les restes, mélangeant traits primitifs et avancés, suggèrent une population africaine proche de l'ancêtre commun des humains modernes, des Néandertaliens et des Dénisoviens. Cette découverte met en lumière le rôle clé du nord-ouest de l'Afrique dans les origines humaines.

Rapporté par l'IA

Une mâchoire vieille de 2,6 millions d'années découverte dans la région de l'Afar en Éthiopie marque le premier fossile connu de l'hominine robuste Paranthropus de cette zone. Trouvée à environ 1 000 kilomètres au nord des sites précédents, l'échantillon suggère que ce parent humain précoce était plus adaptable et plus répandu qu'on ne le pensait auparavant. Dirigée par le paléoanthropologue de l'Université de Chicago Zeresenay Alemseged, la découverte remet en question les vues longtemps tenues sur la compétition et l'évolution des hominines.

Les archéologues continuent de mettre au jour des preuves de technologies humaines précoces et d'expressions artistiques, mais déterminer leurs chronologies précises reste difficile en raison de problèmes de conservation et de limitations des méthodes de datation. Des découvertes récentes, telles que des outils en bois vieux de 430 000 ans en Grèce et une empreinte de main vieille de 67 800 ans en Indonésie, repoussent les dates connues, mais les experts mettent en garde contre une surinterprétation des découvertes isolées. Le chroniqueur Michael Marshall examine comment ces artefacts façonnent notre compréhension de l'évolution humaine.

Rapporté par l'IA

De nouvelles recherches révèlent que les chiens domestiques ont commencé à développer des tailles et des formes diverses il y a plus de 11 000 ans, bien plus tôt que ce qu'on pensait auparavant. Une analyse complète de restes anciens de canidés remet en question l'idée que les races de chiens modernes proviennent principalement d'une sélection récente. Elle met plutôt en lumière une longue histoire de coévolution entre humains et canidés.

 

 

 

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser