La société américaine ExLabs a annoncé que son vaisseau mère ApophisExL avait passé avec succès un examen important avant son lancement en 2028 pour un rendez-vous avec l'astéroïde Apophis. Le vaisseau spatial déploiera deux atterrisseurs dans le cadre de plusieurs missions d'étude de l'astéroïde lors de son passage rapproché de la Terre le 13 avril 2029. Apophis, qui mesure 400 mètres de diamètre, passera à 32 000 kilomètres, visible à l'œil nu.
L'astéroïde Apophis, découvert en 2004 et mesurant environ 400 mètres de diamètre, a déjà suscité des inquiétudes, les calculs initiaux suggérant un risque d'impact avec la Terre de 2,7 % en avril 2029. Des données plus précises ont confirmé l'absence de risque de collision pendant au moins 100 ans, mais le survol de l'astéroïde le 13 avril 2029 le placera à seulement 32 000 kilomètres de la Terre, soit plus près que les satellites géostationnaires et observable sans télescope, ce qui est rare pour un objet de cette taille. Des missions américaines, européennes, japonaises et chinoises ont pour objectif de l'examiner avant, pendant et après son passage. ExLabs, une société privée américaine, a révélé que son vaisseau mère ApophisExL avait franchi la phase d'examen critique en vue d'un lancement en 2028. Le véhicule transportera jusqu'à 10 charges utiles, dont deux atterrisseurs : l'un d'un partenaire anonyme et un modèle de la taille d'une boîte à chaussures de l'Institut technologique de Chiba, au Japon. > L'objectif est d'obtenir des images de la surface de l'astéroïde", explique Miguel Pascual, directeur scientifique et cofondateur d'ExLabs. "L'objectif est d'obtenir des images de la surface de l'astéroïde", explique Miguel Pascual, directeur scientifique et cofondateur d'ExLabs. L'atterrisseur Chiba se déploie à 400 mètres au-dessus de la surface de l'astéroïde, descendant à une vitesse de 10 centimètres par seconde pour se poser au bout d'une heure environ et capturer des images. Le déploiement a lieu jusqu'à une semaine après le survol afin d'éviter les modifications de trajectoire amplifiées par la gravité terrestre, selon M. Pascual. La mission européenne-japonaise Ramses prévoit un atterrissage préalable avec un sismomètre pour détecter les glissements de terrain induits par la gravité et éventuellement observer d'autres atterrisseurs. > Toute occasion de toucher et de sentir la douceur ou la dureté de la surface est excellente", déclare Patrick Michel de l'Université de la Côte d'Azur, scientifique du projet Ramses. "Il est important que nous nous coordonnions. Le monde entier nous observera. Nous ne voulons pas nous planter". Aucune entreprise privée n'a jamais atterri sur un astéroïde.