Researcher applying tendon vibration devices to a cyclist's Achilles and patellar tendons in a university lab, with cycling performance data displayed, illustrating reduced perceived effort despite higher power.
Researcher applying tendon vibration devices to a cyclist's Achilles and patellar tendons in a university lab, with cycling performance data displayed, illustrating reduced perceived effort despite higher power.
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Vibration des tendons avant le cyclisme liée à un effort perçu moindre malgré une puissance plus élevée

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Vibrer les tendons d’Achille et rotuliens (genou) pendant 10 minutes avant une tâche courte de cyclisme a aidé des volontaires à générer plus de puissance et à atteindre des fréquences cardiaques plus élevées sans rapporter un plus grand effort, selon une étude menée par l’Université de Montréal qui a examiné comment le cerveau interprète l’effort.

Une équipe de recherche dirigée par Benjamin Pageaux, professeur à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de l’Université de Montréal, a rapporté des preuves qu’une brève séance de vibration des tendons avant l’exercice peut changer la sensation de difficulté du cyclisme. Travaillant avec des chercheurs de l’Université Savoie Mont Blanc en France, le groupe a testé un dispositif vibrant portable lors de sessions en laboratoire sur un vélo stationnaire. Chaque volontaire a complété deux conditions : une session de cyclisme précédée d’une vibration des tendons et une session comparable sans vibration. Dans la condition de vibration, l’appareil a été fixé sur les tendons d’Achille et rotuliens (genou) et activé pendant 10 minutes avant que les participants ne commencent à pédaler. Les volontaires ont ensuite pédalé pendant trois minutes à un niveau d’effort perçu comme « modéré » ou « intense », ajustant leur rythme pour correspondre à l’intensité demandée. Dans les sessions suivant la vibration, les participants ont produit une puissance plus élevée et atteint des fréquences cardiaques plus hautes que dans la condition sans vibration, tout en rapportant un niveau similaire d’effort perçu. Les chercheurs ont indiqué que ce schéma est cohérent avec un décalage entre la tension physiologique du corps et l’interprétation subjective du cerveau de la difficulté du travail. Pageaux a déclaré que le mécanisme biologique fait encore l’objet d’investigations mais a esquissé plusieurs hypothèses. « Selon l’amplitude et la fréquence de la vibration, nous pouvons exciter ou inhiber des neurones dans la moelle épinière », a-t-il dit. « De plus, une vibration prolongée modifie la réactivité des fuseaux neuromusculaires et altère le signal envoyé au cerveau. » La recherche a été publiée dans le Journal of Sport and Health Science en 2025. Pageaux a souligné que les résultats proviennent jusqu’à présent d’un protocole de laboratoire court plutôt que d’événements d’endurance dans le monde réel : « Cela n’a pas été testé dans un marathon, seulement lors d’un exercice de cyclisme court de trois minutes », a-t-il dit. Les prochaines étapes de l’équipe incluent l’utilisation de l’électroencéphalographie et de l’imagerie par résonance magnétique pour examiner comment l’activité cérébrale change pendant l’exercice après vibration des tendons. Ils prévoient également d’étudier comment la douleur et la fatigue peuvent augmenter l’effort perçu. Les chercheurs estiment que comprendre —et potentiellement réduire— l’effort perçu pourrait être important pour l’adhésion à l’exercice, car la sensation subjective de tension varie largement d’un individu à l’autre et peut influencer la poursuite de l’activité physique au fil du temps.

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