Scientist in lab examining a mouse with nanobody diagrams in background, illustrating promising research on camelid antibodies for brain disorders.
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Les nanobodies de camélidés montrent du potentiel pour les troubles cérébraux chez les souris, selon une revue

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Une revue de Cell Press publiée le 5 novembre 2025 met en lumière de minuscules anticorps dérivés de camélidés connus sous le nom de nanobodies comme outils potentiels pour traiter des affections telles que la maladie d’Alzheimer et la schizophrénie. Les auteurs indiquent que ces protéines peuvent atteindre les cibles cérébrales chez les souris plus facilement que les anticorps conventionnels et décrivent les étapes clés avant les tests sur humains.

Les nanobodies — fragments de domaine unique dérivés des anticorps à chaîne lourde uniquement présents chez les camélidés comme les chameaux, les lamas et les alpagas — attirent l’attention en tant que candidats pour les thérapies cérébrales. Identifiés par des scientifiques belges au début des années 1990, ces molécules font environ un dixième de la taille des anticorps conventionnels et ont également été observés chez certains poissons cartilagineux.

Dans une revue publiée dans Trends in Pharmacological Sciences (le 5 novembre 2025), des chercheurs du CNRS et de l’Université de Montpellier soutiennent que la structure compacte et hautement soluble des nanobodies peut les aider à atteindre les cibles dans le cerveau plus efficacement que les médicaments à base d’anticorps traditionnels. Ils affirment que, chez les souris, cette approche pourrait offrir une efficacité avec moins d’effets hors cible que les médicaments à petites molécules hydrophobes. « Les nanobodies de camélidés ouvrent une nouvelle ère de thérapies biologiques pour les troubles cérébraux », a déclaré le co-auteur correspondant Philippe Rondard du CNRS. Le co-auteur correspondant Pierre‑André Lafon a ajouté que ces protéines « peuvent entrer dans le cerveau passivement », une affirmation basée sur des études animales par l’équipe.

Ce que montrent les études antérieures

Les preuves chez les animaux soutiennent l’optimisme de la revue. Une étude menée par le CNRS publiée dans Nature le 23 juillet 2025 a rapporté qu’un nanobody bivalent modifié et injecté par voie périphérique a atteint le cerveau et corrigé les déficits cognitifs dans deux modèles de souris caractérisés par une hypofonction du récepteur NMDA — un cadre expérimental pertinent pour certains aspects de la schizophrénie. Les auteurs de la nouvelle revue notent également des travaux antérieurs chez les souris suggérant que les nanobodies peuvent restaurer les déficits comportementaux dans des modèles de schizophrénie et d’autres affections neurologiques.

Étapes suivantes vers les tests humains

La revue décrit les exigences avant les essais cliniques : toxicologie complète, évaluations de sécurité à long terme, et études de pharmacocinétique et pharmacodynamie pour déterminer combien de temps les nanobodies persistent dans le cerveau afin de guider la posologie. Les auteurs appellent également à des évaluations de la stabilité des protéines, du pliage approprié et de l’absence d’agrégation, ainsi qu’à une fabrication de qualité clinique et des formulations stables pour le stockage et le transport. Selon l’équipe, des travaux de laboratoire précoces ont commencé à examiner ces paramètres pour plusieurs nanobodies pénétrants le cerveau et indiquent des conditions compatibles avec un traitement chronique — encore dans des contextes précliniques.

Avantages de production et d’ingénierie

Au-delà de leur potentiel pour atteindre les cibles cérébrales, les nanobodies sont généralement plus simples à produire et purifier que les anticorps de longueur complète et peuvent être modifiés pour se lier précisément à des récepteurs choisis. Les auteurs soutiennent que cette flexibilité pourrait positionner les nanobodies comme une nouvelle classe de thérapie biologique située entre les anticorps conventionnels et les petites molécules pour les maladies neurologiques.

Le financement du travail résumé dans la revue a été fourni par des institutions françaises incluant le CNRS, l’INSERM, l’Université de Montpellier, l’Agence nationale de la recherche française, la Fondation pour la Recherche Médicale, LabEX MAbImprove, la Région Occitanie et l’agence de transfert de technologie SATT AxLR.

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