Après la dégradation d'hier de Morgan Stanley sur Tesla à pondération égale (objectif de prix de 425 $), le nouvel analyste Andrew Percoco —qui a repris à Adam Jonas— met en lumière les risques d'exécution dans la conduite autonome et les robots Optimus au milieu d'un ralentissement de la croissance des VE et de la concurrence chinoise. Les actions Tesla ont chuté de plus de 2 % jeudi alors que les préoccupations de valorisation s'accumulent.
L'analyste de Morgan Stanley Andrew Percoco, succédant à Adam Jonas (désormais concentré sur les entreprises d'IA), a détaillé la première dégradation Tesla de la firme en deux ans. S'appuyant sur des prévisions revues à la baisse —baisse de 10,5 % des livraisons en 2026 et 18,5 % de volume cumulé inférieur jusqu'en 2040—, Percoco a cité le ralentissement de l'adoption des VE aux États-Unis, protégé jusqu'ici par des tarifs de 100 % sur les importations chinoises mais vulnérable à long terme.
Les paris à haute valorisation comme Full Self-Driving (FSD) —système uniquement caméra économique de Tesla— et le robot humanoïde Optimus font face à des obstacles. Le FSD doit prouver sa sécurité par mauvais temps (ex. : pluie, neige) aux régulateurs, à la traîne des rivaux à capteurs comme Waymo. Les concurrents chinois progressent rapidement : XPeng prévoit une production de masse de son robot IRON d'ici fin 2026.
Avec des actions au-dessus de 450 $ (PER > 307), l'investisseur Michael Burry la juge « ridiculement surévaluée ». Les haussiers contre-attaquent : Piper Sandler voit le FSD approcher la conduite sans supervision ; Edison Yu de Deutsche Bank mise sur le potentiel robotaxi. Les résultats du T2 2025 signalent une faiblesse prolongée des VE aux États-Unis. Tests clés : suppression du pilote de sécurité robotaxi et production Optimus l'an prochain, selon Elon Musk.