Des chercheurs en Chine ont découvert les restes fossilisés d'un dinosaure iguanodontien juvénile vieux de 125 millions d'années, présentant une peau exceptionnellement préservée et des épines creuses uniques. Cette nouvelle espèce, nommée Haolong dongi, représente le premier cas documenté de telles structures chez les dinosaures. La découverte remet en question les connaissances antérieures sur l'anatomie des dinosaures.
Les paléontologues étudient depuis longtemps les Iguanodontia, un groupe de dinosaures herbivores connus depuis le début des années 1800 pour leurs becs et leurs pattes arrière robustes. Une découverte récente ajoute un membre surprenant à cette branche de l'arbre phylogénétique des dinosaures. Des scientifiques du CNRS et d'institutions partenaires ont mis au jour le fossile bien préservé d'un jeune iguanodontien en Chine. Datant du Crétacé inférieur, la peau de l'exemplaire est si détaillée que les cellules individuelles restent visibles après 125 millions d'années. Des techniques avancées, incluant l'imagerie par rayons X et l'analyse histologique à haute résolution de tranches minces de tissu, ont permis un examen au niveau cellulaire. La caractéristique principale est la couverture du dinosaure d'épines cutanées creuses incrustées dans la peau. Contrairement aux cornes ou plaques osseuses, ces structures semblables à celles d'un porc-épic ne sont pas des extensions osseuses mais proviennent de la peau elle-même. C'est la première fois que de telles épines cutanées creuses sont observées chez un dinosaure. Nommée Haolong dongi en l'honneur du paléontologue chinois Dong Zhiming, cette dinosaure herbivore partageait probablement son écosystème avec de petits prédateurs carnivores. Les épines ont pu fournir une défense, similaire aux piquants du porc-épic, en dissuadant les attaques. Les chercheurs proposent également des rôles dans la thermorégulation, en aidant à évacuer ou conserver la chaleur via une augmentation de la surface, ou dans la détection des changements environnementaux. Comme l'exemplaire est juvénile, il n'est pas clair si les adultes conservaient ces épines. La découverte, détaillée dans une étude publiée le 6 février 2026 dans Nature Ecology & Evolution, met en lumière une plus grande variété de peaux et de couvertures corporelles chez les dinosaures que ce qui était connu auparavant. La recherche a été menée par des auteurs dont Jiandong Huang et Pascal Godefroit, l'article complet étant disponible sous le DOI : 10.1038/s41559-025-02960-9.