Après son Top Safety Pick+ de l’IIHS américain, le Cybertruck de Tesla peine face aux règles européennes plus strictes de sécurité des piétons et cyclistes en raison de son design rigide et angulaire. Le directeur de l’usine de Grünheide de Tesla doute d’une adoption significative sans refontes majeures.
S'appuyant sur son récent prix Top Safety Pick+ de l’Insurance Institute for Highway Safety (IIHS)—la plus haute note aux États-Unis—, le Cybertruck de Tesla excelle dans les tests de protection des occupants comme les collisions frontales à chevauchement réduit et les impacts latéraux. Cependant, son exosquelette en acier inoxydable et ses arêtes vives contreviennent aux normes européennes.
Les réglementations UNECE européennes et les protocoles Euro NCAP privilégient les usagers vulnérables de la route, exigeant des avant déformables et des matériaux absorbant l’énergie pour les collisions urbaines avec piétons et cyclistes. La structure rigide du Cybertruck échoue à ces critères, compliquant l’homologation. André Thierig, directeur de la Gigafactory de Grünheide de Tesla en Allemagne, a déclaré qu’il ne s’attend pas à ce que le Cybertruck « circule sur les routes européennes en nombre significatif » sans modifications. Un Cybertruck modifié circule en Allemagne sous autorisation spéciale, mais Tesla a mis en garde contre une disponibilité plus large.
Cela met en lumière les divergences transatlantiques en matière de sécurité : les États-Unis se concentrent sur les crashes de gros véhicules dans un contexte de domination des trucks/SUV, tandis que l’Europe protège les piétons. Tesla a célébré la victoire IIHS sur les réseaux sociaux, se moquant d’un sceptique, mais l’entrée sur le marché européen nécessiterait des refontes substantielles.