Un dépôt réglementaire récent de l'UE indique que Stellantis, Toyota et Subaru ne rejoindront pas le pool de crédits carbone de Tesla pour 2026, réduisant sa taille par rapport à l'année précédente. Le pool, qui aide les constructeurs automobiles à atteindre des objectifs CO2 stricts, inclut désormais Tesla, Ford, Honda, Mazda et Suzuki. Ce changement reflète des évolutions plus larges dans la transition de l'industrie automobile européenne vers les véhicules électriques.
L'Union européenne exige des constructeurs automobiles qu'ils respectent des objectifs d'émissions de CO2 pour l'ensemble de leur flotte, avec des pénalités de 95 € par gramme de CO2 dépassant la limite pour chaque véhicule vendu. Pour se conformer, les entreprises peuvent former des pools d'émissions où les flottes à hautes émissions sont compensées par celles à faibles émissions, comme la gamme entièrement électrique de Tesla. nnUn dépôt auprès de l'UE daté du 27 février 2026 décrit le pool de Tesla pour l'année de conformité commençant en 2026. Contrairement à 2025, où le groupe incluait Tesla, Stellantis, Toyota, Subaru, Ford, Honda, Mazda, Suzuki et Leapmotor, la nouvelle alliance exclut Stellantis, Toyota et Subaru. Les membres restants sont Tesla, Ford Motor Company, Honda Motor Company, Mazda Motor Corporation et Suzuki Motor Corporation. Les constructeurs automobiles peuvent encore rejoindre jusqu'en décembre 2026. nnCe changement intervient au milieu d'ajustements aux règles de conformité de l'UE, désormais basées sur les émissions moyennes de 2025 à 2027, offrant plus de flexibilité. Les constructeurs traditionnels comme Toyota, avec sa grande flotte hybride, Stellantis, qui étend les VE sur des marques incluant Peugeot, Opel, Fiat et Jeep, et Subaru, qui développe plus de modèles VE avec Toyota, pourraient dépendre moins des crédits externes. Stellantis a également une joint-venture avec Leapmotor pour les VE en Europe. nnTesla a grandement bénéficié de tels arrangements. En 2025, elle a gagné près de 2 milliards de dollars grâce à des crédits d'émissions mondiaux, contribuant à un total de 12,4 milliards de dollars depuis 2017. En Europe, ces pools pourraient générer plus de 1 milliard d'euros par an, car acheter des crédits est moins cher que les amendes pour les fabricants vendant des millions de véhicules. nnLes politiques climatiques de l'UE visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55 % d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990 et à interdire les ventes de nouvelles voitures essence et diesel d'ici 2035. Les véhicules électriques à batterie ont atteint 19 % de part de marché en 2025, contre 15 % en 2024, soutenant la transition. Malgré une baisse des livraisons à 1,6 million de véhicules en 2025 contre 1,81 million en 2024, Tesla reste centrale sur le marché des crédits carbone, bien que des concurrents comme BYD l'aient dépassée en ventes.