Après leur capture par les forces américaines à Caracas le 3 janvier 2026, le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont été transférés à New York, confrontés à des accusations fédérales de narcoterrorisme, trafic de drogue et infractions liées aux armes. L'administration Trump prévoit de superviser la transition du Venezuela au milieu d'un rejet international massif de l'action.
Maduro et Flores sont arrivés à l'aéroport international Stewart de New York l'après-midi du 3 janvier, puis se sont rendus aux bureaux de la DEA à Manhattan avant d'être admis au Metropolitan Detention Center de Brooklyn. Les premières images montraient Maduro menotté, vêtu de blanc, avec une expression calme. Ils doivent comparaître devant le juge fédéral Alvin K. Hellerstein dans le district sud de New York le 5 janvier 2026, pour des inculpations de 2020 incluant une conspiration de narcoterrorisme, importation de cocaïne, possession de mitrailleuses et liens avec les FARC et le Cartel de los Soles. Des experts juridiques comme Enrique Prieto-Ríos prévoient des peines à perpétuité possibles, tandis que Fabio Humar suggère des réductions pour coopération, probablement plus de 20 ans.
L'administration Trump a réitéré ses plans pour administrer le Venezuela jusqu'à une transition 'sûre et appropriée', permettant des investissements de compagnies pétrolières américaines pour reconstruire les infrastructures. Le secrétaire d'État Marco Rubio, dans une interview à CBS, a indiqué une coopération potentielle avec les dirigeants vénézuéliens actuels s'ils s'alignent correctement, excluant des élections immédiates ou des figures comme María Corina Machado, afin de bloquer l'influence de la Chine, de la Russie et de l'Iran sur les ressources pétrolières.
La réaction internationale s'est intensifiée : l'Union européenne (26 des 27 membres) a appelé à la retenue et à des solutions menées par les Vénézuéliens, sans reconnaître l'élection de Maduro ; la Hongrie s'est abstenue. L'Espagne, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique et l'Uruguay ont condamné l'intervention comme une violation de la souveraineté, appelant au dialogue. La Procuraduría General de Colombie a mis en place une table de surveillance frontalière le 3 janvier, exigeant des rapports sur les droits humains toutes les deux heures.
Ces événements ont perturbé les voyages régionaux, Avianca et Latam suspendant leurs vols vers Aruba et Curaçao les 3 et 4 janvier, les reprenant le 5 janvier après des autorisations de sécurité américaines.